Il a plus de 65 ans, vit à Korvatunturi en Finlande, il est l’égérie d’une marque de soda au cola, et travaille essentiellement durant la nuit du 24 au 25 décembre. Le Père Noël, bien sûr !

Les deux médecins français Philippe Charlier et Nicolas Kluger se sont demandés quelles maladies pouvait contracter cet homme au métier atypique.

Des conditions de vie extrêmement difficiles

Tout d’abord, le Père Noël, du fait de ses conditions de vie dans un milieu très froid, est exposé à des sécheresses cutanées et des rosacées de la peau (rougeurs). D’autres maladies liées au froid comme l’urticaire ou la panniculite sont également citées par les chercheurs.

Notons enfin que son grain de peau nordique l’expose facilement à des coups de soleil, et ses voyages dans le grand froid à des engelures répétées.

Enfants et cerfs : autant de risques de contagions microbiennes

Le bonhomme au large manteau rouge recouvert de fourrure blanche travaille étroitement avec ses collaborateurs : les lutins et les cerfs. Si rien ne prouve que les premiers constituent un réel risque de contamination microbienne, les deuxièmes peuvent mordre leur patron, pour contester leurs conditions de travail. Maladies infectieuses et exposition au poxvirus ORF sont des des risques encourus par le Père Noël au contact des cerfs.

Mais surtout, il côtoie des millions d’enfants tous les ans, dont certains sont malades. Santa Claus pourrait ainsi attraper un impétigo.

Diabète, stress, froid…

Le Père Noël doit visiter des millions de foyers en l’espace de quelques heures. Or, stress au travail et froid ne font pas bon ménage pour éviter d’attraper une dermatite séborrhéique.

En surpoids, Le Père Noël pourrait également être victime de diabète. L’anthracose, une maladie pulmonaire, il pourrait la contracter à force de traverser des cheminées sans aucune protection.

Et on oubliait bien sûr le risque d’attraper un cancer de la peau, à force d’être exposé aux rayons UV. Vous l’aurez compris, le Père Noël est un sujet de santé publique inépuisable !