Ces frais que payent les héritiers permettent aux banques de générer 120 millions d’euros de chiffre d’affaires chaque année. Ils s’élèvent en moyenne à 206 euros. 

Lors d’un décès, les banques prélèvent des frais pour fermer les comptes de la personne décédée et transférer les fonds aux héritiers ou au notaire qui gère la succession. En six ans, ceux-ci ont augmenté de 27,6% en moyenne selon l’étude du comparateur Meilleure banque dévoilée mardi par Le Parisien.

27,6% d’augmentation en six ans

Le comparateur a pris pour modèle une succession classique réglée en deux mois d’un montant moyen de 15.000 euros (hors assurance-vie) et a établi que la facture moyenne pour les héritiers s’élevait à 206 euros, soit une augmentation de 3,88% par rapport à 2017 et de 27,6% depuis 2012. Selon cette étude, cette flambée des frais permet aux banques de récupérer 120 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Jusqu’à 450 euros de frais

Et dans ce domaine, chaque banque – quelle soit nationale, régionale ou qu’il s’agisse d’un assureur qui propose des services bancaires – applique ses propres taux. En tête des banques nationales les plus chères : Axa Banque, qui facture ses services en moyenne 450 euros tout comme Allianz, et le Crédit coopératif (310 euros). Du côté des banques régionales, Le Crédit Mutuel du Sud-Ouest fait payer 410 euros de frais tandis qu’il faut payer 360,45 euros au Crédit agricole de Corse et 360 à celui d’Alpes-Provence.

Des frais qui couvrent de multiples opérations

La Société générale, dont les frais de succession ont augmenté de 20% entre 2017 et 2018, assure qu’il s’agit de la répercussion de l’application de la TVA depuis octobre 2017. D’autres banques interrogées par Le Parisien se justifient en assurant que ces successions qui peuvent prendre jusqu’à six mois nécessitent de nombreuses opérations manuelles.