Chaque jour, rejoindre le travail, ramener les petits à l’école, faire les courses… c’est se déplacer. Ces déplacements engendrent des coûts qui s’avèrent, généralement, faramineux dans le budget mensuel.

Le prix de l’essence est alors placé sur la sellette. Mais le coût de nos déplacements reste-t-il seulement en fonction du prix de l’essence ? Comprendre le fonctionnement des véhicules pousse à répondre à la négative. Certes, la hausse du carburant à la pompe fait grimper les dépenses liées au transport. Toutefois, malgré une stabilité du prix de l’essence, on peut faire face à une augmentation des coûts de déplacement. D’autres paramètres influent sur la consommation de l’automobile.

Vérité irréfutable : lorsque le prix de l’essence augmente, les dépenses sur chaque véhicule suivent cette tendance. Pourtant, des conditions, comme la distance parcourue, exercent aussi leurs effets sur le montant à débourser. La consommation varie, selon le poids du véhicule. Une auto plus légère ne consomme pas assez comme le fait une grosse voiture lourde. Enfin, la vitesse de conduite est à considérer. Lorsque la facture liée à nos voitures gonfle, il ne faut donc pas se limiter à pointer du doigt le prix d’essence.

Réduire les dépenses de déplacement : que faire ?

Les voitures personnelles semblent coûter de plus en plus cher. Nous nous précipitons à expliquer cela par la hausse du prix de l’essence. Il est pourtant à noter que même lorsque le carburant reste à un prix stable, l’augmentation des dépenses de déplacement n’est pas maîtrisée. Ce qui justifie le rôle joué par les autres paramètres !

Distance parcourue : à examiner

Les ménages ont de plus en plus besoin de leurs voitures. Le nombre de kilomètres à parcourir tend à augmenter. Avec l’exode urbain, les habitations sont implantées en périphérie. Beaucoup de jeunes couples sont séduits par l’idée de vivre en régions rurales dans le but de fuir les brouhahas urbains. Ainsi, les domiciles s’éloignent des lieux de travail. Des kilomètres de route attendent les travailleurs tous les jours. Plus longue est la distance, plus dure à payer devient la facture !

Le ministère des Transports nous informe sur la distance parcourue en voiture chaque année. Dans les années 90, la population ne se servait pas aussi fréquemment de la voiture personnelle qu’aujourd’hui. Dans ce temps, 600 à 650 milliards de km étaient parcourus en un an. Au début du 21e siècle, la distance a fortement augmenté. Les automobilistes parcouraient annuellement entre 700 et 750 milliards de kilomètres. On constate une faible diminution de l’usage de voitures à la fin de la précédente décennie. La reprise reste légère en début 2010. Depuis 2014, la distance parcourue en automobile augmente rapidement pour atteindre les 750 milliards de km en 2016.

Vitesse de conduite : paramètre considérable

Avec la fréquence des accidents de route, on incite les automobilistes à rouler moins vite. Une faible vitesse sauve des vies en cas de sinistres pouvant être mortels. D’ailleurs, les coûts des éventuels dégâts corporels et matériels entrent dans les dépenses liées à nos autos. Considérons l’étude de Bohlin ! Les risques de blessures demeurent très faibles avec une vitesse de 40 km/h ou moins. Elles n’atteignent pas les 5 %. En dépassant les 100 km/h, 16 % des usagers ceinturés s’exposent à la blessure.

Mais la sécurité ne constitue pas l’unique avantage d’une faible vitesse. Rouler moins vite, c’est aussi dépenser moins. Au lieu d’essayer les 130 km à l’heure, il s’avère plus économique de partir plus tôt et de se limiter à 110 km. Ainsi, la facture d’essence peut diminuer de 20 %. À vrai dire, la consommation de carburant par rapport à la vitesse se présente sous forme d’une courbe en U. Les explications !

Une vitesse de 20 km/h engendre une consommation assez élevée de 10 litres de carburant pour une centaine de kilomètres. À 30 et à 40 km à l’heure, l’automobile consomme de moins en moins (soit 9 ou 8 litres). Il ne faut qu’environ 7 litres de carburant pour parcourir une centaine de km en roulant à 60 ou 70 km/h. Dès que l’automobiliste dépasse les 80 km/h, la consommation tend à grimper. En accélérant à 120 km, il faut prévoir 10 litres pour une distance de 100 km. Ainsi, rouler trop lentement fait augmenter la facture de carburant. Pour réaliser des économies, mieux vaut rester dans l’intervalle 50 à 80 km/h. Au-delà de cette vitesse, la consommation augmente de nouveau.

Poids de l’automobile

Dans les années 80, une Peugeot 205 pèse 740 kg. En 2000, il devient difficile de trouver des voitures à moins d’une tonne. Les 207 apparues en 2006 pèsent jusqu’à 1280 kg. Les modèles grossissent, de la 205 à la 208. Comme bilan général, en un demi-siècle, les automobiles doublent leurs poids. Les écolos-conducteurs attendent alors les constructeurs qu’ils maigrissent leurs conceptions. Avec des autos plus légères, les prix d’achat peuvent diminuer. La consommation en carburant permet de réaliser des économies considérables. Seulement, il faut rouler moins vite. La performance n’égalise pas celle des grosses voitures. Cela peut devenir un atout en matière de consommation.

En roulant à une vitesse horaire d’une soixantaine de km, la hausse des dépenses est due à l’air qui frotte. Pourtant, lorsque la vitesse est inférieure, le poids du véhicule joue beaucoup sur la consommation. Une petite remarque : en ville, l’automobiliste est contraint de freiner fréquemment. Le poids de l’automobile dégage une énergie non récupérée suite au freinage. Le déplacement urbain nécessite alors des voitures aux poids moins lourds.

Outre le prix d’achat et la consommation de carburant, les poids des automobiles influent aussi sur les dépenses d’entretien et de réparation. Les plus grosses voitures sont souvent les plus sophistiquées. Les tarifs du garage, voire des changements de roues, qui sont ici élevés, entrent dans le prix total du déplacement.

Poids de l’automobile

Même si la distance parcourue, le poids de la voiture et la vitesse de déplacement font partie des principaux paramètres de dépenses pour l’automobile, le prix de l’essence reste le principal élément. On constate une hausse dans les tableaux de prix relatifs au carburant. Toutefois, en rapportant ces prix au pouvoir d’achat, la stabilité du litre d’essence est vérifiée. Cette décennie, une légère augmentation s’opère sur le marché. Cependant, la hausse reste minime.

Que ce soit du super plombé, du sans-plomb ou du gazole, les tendances de fluctuations des prix restent à peu près les mêmes. Une hausse a été marquée dans les années 80. Après cette période, les prix se sont stabilisés. Au début de la présente décennie, le gazole est à moins de 1,2 euro constant. Il faut 1,3 euro cst pour le SP 95. Le pétrole Brent reste stable pendant plusieurs années. Une forte diminution et une hausse marquée n’ont eu lieu que durant la récession de 2009. Depuis 2014, le litre tourne autour de 0,5 euro constant.

Moins de coûts de déplacement : Quelles attitudes adopter ?

Le prix du carburant a des impacts sur nos dépenses de déplacement. Il est légèrement en hausse. Cependant, cette augmentation ne risque pas un grand changement sur le pouvoir d’achat actuel. À part le prix de l’essence, la distance parcourue par les automobilistes détermine la facture à payer. Le type de voiture utilisée, surtout son poids, a un effet sur la consommation. Rouler doucement ou plus vite change la quantité de carburant nécessaire. Les solutions pour diminuer, ou pour garder stables, les dépenses de déplacement portent alors sur ces paramètres. Les consommateurs ne sauront déterminer le prix du litre d’essence. Avec les lieux d’habitation en périphérieset le boulot en ville, il est presque impossible de diminuer la distance à parcourir. Pourtant, nous pouvons opter pour des automobiles moins grosses et moins gourmandes. Rouler à une vitesse moyenne est un choix à adopter pour plus d’économie.